La Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette

Un peu d'histoire :

Avant 1914...

Avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, la colline de Notre-Dame-de-Lorette constitue déjà un important lieu de pèlerinage grâce à la chapelle érigée en son sommet.



Entre 1914 et 1918

Dominant les plaines environnantes et le bassin minier du Pas de Calais, le rebord nord du plateau artésien a constitué un enjeu stratégique important d'octobre 1914 jusqu'à la fin du conflit.

Comme partout sur le front ouest, les troupes allemandes y ont occupé les points hauts dès le début de la guerre de positions, ce qui a contraint les alliés à lancer des attaques coûteuses en vies humaines pour reprendre les hauteurs.

En Artois, l'effort essentiel est consenti, de décembre 1914 à octobre 1915, par des unités françaises. À partir de février 1916, le déclenchement de l'offensive allemande à Verdun entraîne la relève des français par des troupes britanniques.

Soldats allemands dans une tranchées sur le plateau de Notre-Dame-de-Lorette pendant l'hiver 1914-1915 - Fonds documentaire Yves Le Maner

Le plateau de Notre-Dame-de-Lorette a été investi par les troupes allemandes dès le 5 octobre 1914. L'intérêt tactique de ce promontoire naturel culminant à 165 m est indéniable. Il permet en effet de dominer le secteur d'Arras et de vérouiller l'accés au bassin minier. Durant plus de douze mois, la colline de Lorette devient le théâtre de violents affrontements opposant soldat français et allemands. Au cours de cette période, les pertes sont estimées à 100 000 hommes.


Après 1918.

Au lendemain du conflit, il est décidé de créer un vaste cimetière, d’une superficie de 27 hectares, sur le « plateau sanglant », à partir d’un petit cimetière provisoire, aménagé en 1915. Notre-Dame-de-Lorette abrite aujourd’hui la plus grande nécropole militaire française. Plus de 40 000 combattants français y sont inhumés, dont 22 000 inconnus au sein de 8 ossuaires. Les dépouilles proviennent de plus de 150 cimetières des fronts de l’Artois, de Flandre et de l’Yser ; un carré musulman regroupe 550 tombes de soldats Nord-Africains. À l’intérieur de la nécropole, les travaux de construction d’une basilique aux allures «romano-byzantines» sont engagés dès 1921, sous l’impulsion de l’évêque d’Arras, Mgr Julien, qui s’efforce de réintégrer l’Église de France dans la République. Cette basilique est l’œuvre de l’architecte lillois Louis Marie Cordonnier, tout comme la Tour Lanterne, haute de 52m, qui lui fait face.

La basilique de Notre-Dame de Lorette est fermée pour rénovation intérieure du 20 Novembre 2017 à Septembre 2018.


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