N° 1 - La guerre de mouvement

En août 1914, le Nord et le Pas-de-Calais se trouvent pratiquement sans défense lorsque se produit l’invasion allemande à travers la Belgique. 

 

Des combats brefs et meurtriers se déroulent dans les derniers jours du mois, au Cateau et à Rocquigny, derniers avatars de guerres napoléoniennes : des masses de combattants s’affrontent dans les plaines, mais cette fois la puissance de feu des mitrailleuses et de l’artillerie à tir rapide aboutit au massacre des fantassins.

Arras bombardée - Archives Départementales du Pas de Calais.
Arras bombardée - Archives Départementales du Pas de Calais.

Le siège de Maubeuge se traduit par la capitulation de la garnison française, avec 50 000 prisonniers, soit le 1/10e de l’ensemble des prisonniers français pendant le conflit. Après la bataille de la Marne, les combats remontent vers le Nord, au cours de la « course à la mer » et des combats d’une extraordinaire violence éclatent au sud puis au Nord d’Arras. Ils aboutissent à la fixation du front, d’Armentières à Bapaume, selon un tracé qui restera globalement stable jusqu’au printemps 1918. Pour plus d’un million d’habitants du département du Nord, commence alors une redoutable occupation qui durera 50 mois.