N° 5 - Les offensives de 1918

La guerre de mouvement revient en 1918, après l’effondrement de la Russie sur le front est, qui permet à l’Allemagne de concentrer ses forces à l’ouest et de tenter de remporter une victoire décisive avant que l’intervention américaine ne prenne effet.


Utilisant de nouvelles tactiques de combat qui combinent des bombardements roulants et des troupes de chocs surentraînées et surarmées, les troupes allemandes réalisent, en mars et avril 1918, deux puissantes percées, au sud d’Arras, puis en Flandre française. Malgré l’ampleur des pertes, en particulier sur le Mont Kemmel, les Alliés résistent et décident de confier le commandement commun de leurs forces à Foch. 

À partir d’août, ils lancent une offensive massive et méthodique sur l’ensemble du front, appuyée par des masses de chars et d’avions, qui aboutit à la libération de l’ensemble du territoire du Nord et du Pas-de-Calais, à la veille du 11 novembre. Si une partie de l’armée allemande s’est alors effondrée en se rendant en masse, les troupes d’élite ont continué de se battre avec acharnement, jusqu’au bout, ce qui explique l’ampleur des pertes au cours de ces cent jours d’offensive alliée.