Les événements historiques de 1917 en Artois

La ligne Hindenburg et l’opération Alberich, le retrait stratégique allemand : 

A découvrir sur place...

La bataille d’Arras

La bataille d’Arras, déclenchée le 9 avril 1917, quelques jours avant l’attaque française sur le Chemin des Dames, est l’une des principales offensives engagées par l’armée britannique sur le front ouest, à une échelle comparable à la bataille de la Somme ou à la troisième bataille d’Ypres. Elle a été soigneusement préparée, avec l’aménagement d’un grand cantonnement pour 24 000 hommes, dans les carrières situées sous la ville d’Arras, et le creusement d’une douzaine de tunnels d’accès au front par les unités canadiennes en charge du secteur nord de l’offensive, sur la crête de Vimy.

 

La préparation d’artillerie commence le 20 mars ; 2 900 pièces ont été réunies, soit une tous les neuf mètres du front, le double de la densité de la bataille de la Somme. L’attaque d’infanterie est lancée le 9 avril. Après une rapide progression dans les premières heures de l’offensive, l’offensive britannique s’enlise à l’est d’Arras, alors que l’attaque française sur le Chemin des Dames tourne au désastre, le 16. Les combats, qui se prolongent pendant près de deux mois, entraînent des pertes très élevées pour les Britanniques. : un peu plus de 100 000 soldats (dont 39 000 morts et disparus) ont été mis hors de combat durant les mois d’avril et mai 1917 devant Arras. La British Expeditionary Force y a subi des taux de pertes quotidiennes moyens de 4 076 hommes, supérieurs à ceux de la Somme (2 945) et de Passchendaele (2 323). 


La victoire des Canadiens à Vimy

Le 9 avril 1917, 20 000 Canadiens avancent sur le plateau de Vimy derrière un barrage roulant qui progresse d’une centaine de mètres toutes les trois minutes. En milieu d’après-midi, malgré les pertes importantes infligées aux premières vagues par les mitrailleuses, les Canadiens contrôlent la majeure partie du plateau, qui avait résisté à tous les assauts alliés depuis le début du conflit. En trois jours, ils font 4 000 prisonniers. La prise de la crête de Vimy constitue un net succès pour les Canadiens, mais elle a été obtenue à un coût humain élevé : entre le 9 et le 13 avril, ils comptent 3 598 tués et 7 000 blessés, les Allemands subissant des pertes équivalentes. Le succès de Vimy soulève immédiatement un enthousiasme considérable au Canada et constitue dès lors l’un des moments fondateurs de la jeune nation canadienne.


Les batailles de Bullecourt

L’attaque menée par les soldats australiens, le 11 avril 1917, contre la portion de la ligne Hindenburg située devant le village de Bullecourt, à mi-chemin entre Arras et Bapaume, se révèle particulièrement dramatique. Des milliers de fantassins sont lancés à l’assaut d’une puissante ligne fortifiée, après une préparation d’artillerie limitée. En trois heures, la dizaine de chars qui accompagne les fantassins est mise hors de combat et la moitié de la centaine d’hommes d’équipage, tués. Le sol enneigé est couvert de cadavres et de blessés. Le bilan est désastreux pour les assaillants : ils ont environ 3 200 tués et blessés et perdent près de 1 200 prisonniers, le tiers du nombre total de prisonniers australiens sur le front ouest pendant toute la guerre. Les Allemands enregistrent 750 pertes, dont 138 tués. Une nouvelle attaque est lancée sur le même objectif, le 3 mai. Les combats cessent à Bullecourt le 21 mai. Les Alliés conservent une petite fraction de la Ligne Hindenburg, sans aucune importance tactique. Les Australiens ont eu plus de 7 000 tués et blessés durant la seconde bataille de Bullecourt.


La bataille de Cambrai et le premier emploi massif des chars d'assaut :

A découvrir sur place...

Extraits de l'exposition permanente du Centre d'Interprétation.

Découvrez les photos d'archives en grand format et les vidéos inédites qui illustrent ces combats au Lens' 14-18, Centre d'Histoire Guerre et Paix, à Souchez, Pas de Calais, France.


Focus 1914-1918 Loos en Gohelle - Les batailles de 1915 et 1917 en Artois

Loos-en-Gohelle et ses alentours ont été marqués par d’importantes opérations militaires durant le conflit. Parmi elles, les batailles de Loos (25 septembre - 19 octobre 1915) et de

la cote 70 (15 - 25 août 1917) témoignent de l’implication des forces de l’Empire britannique

sur le front d’Artois.

Conçue dans le cadre du dispositif Pays d’art et d’histoire de Lens-Liévin, cette brochure se propose de relater le déroulement des combats dans le secteur de Loos et de décrypter les traces laissées aujourd’hui dans les mémoires ou visibles dans le paysage.